Laurent Mourguet

Tout à commencé au début des années 1800. Laurent Mourguet, pour gagner sa vie après la crise de la canuserie, se proclama arracheur de dents sur les marchés. Pour détourner l'attention de ses clients, d'une main il arrachait et de l'autre il faisait bouger une marionnette qui détournait l'attention et ainsi diminuait l'appréhension. Guignol n'existait pas encore mais les marionnettes mis au point par ce "dentiste" attiraient la clientèle et surtout, couvraient les cris des passants.

Avec le succès de ses petites interventions, très vite Laurent Mourguet décida de mettre au point son propre théâtre dans un lieu à Lyon nommé le Café du Caveau. Un cordonnier de ce quartier, le père Thomas, habitué de l'endroit et portait un peu sur la boisson, donnait spontanément de sa chaise la réplique à Laurent Mourguet lors de ses interventions, et ainsi amusait l'auditoire.

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Gnafron

Lors d'une de ces fameuses séances, le joyeux buveur ne fut pas là : la pièce fut un échec.

Laurent Mourguet décida alors de créer la marionnette du savetier, au cas où son absence se répéterait. Gnafron était né avant Guignol.

Guignol

La première trace de Guignol remonte aux environs de 1810, et son origine est moins définie. Certains affirment que pour créer sa marionnette, Laurent Mourguet s'inspira de sa propre image, d'autres prétendent qu'il aurait figé l'expression d'un voisin canut, d'origine lombarde, car le premier nom de Guignol était Jean Siflavio Chignol.

Laurent Mourguet

Mais qu'importe si on ne connaît pas la véritable identité physique de celui qui fut sculpté par Laurent Mourguet. Guignol est bien lyonnais, il incarne l'humour, l'indépendance et la joie de vivre.

Mourguet ne savait ni lire, ni écrire. Les pièces constituant le répertoire nous sont parvenues grâce à un magistrat, "Onofrio", habitué des spectacles... qui les mit noir sur blanc.